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christian-camerlynck.over-blog.com

Hommage à Hashem Shaabani exécuté à Téhéran - homenaje a un poeta ejecutado en Iran

19 Février 2014 , Rédigé par christian-camerlynck.over-blog.com Publié dans #Politique

Hélène Martin Chante le condamné à mort

http://www.youtube.com/watch?v=1CumaK6iQng

Ce poème de Jean Genet pour lutter un peu contre le silence effarant des médias trop occupés à commenter la verticalité transcendantale des joueurs de foot, des Nouvelles stars, des candidats de The Voice, des aventures extra conjugales des stars. Pas un petit mot des excités qui manifestent pour la vie de ce qui n'est même pas un foetus, où de ceux qui de tous genres veulent se partager l'amour en se mariant. Ni journaleux, ni quai d'Orsay, ni premier ministre pour dénoncer, condamner l'HORREUR.

Je met ici aussi sa traduction en espagnol. J'ai fait la mise en scène au Venezuela de ce poème avec des comédiens du pays. Cela reste un de mes plus forts souvenirs.


Le condamné à mort

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

Aqui el texto de Jean Genet : El condenado a muerte en Homenaje à un poeta Irani asseninado por ser poeta en enero 2014. Lo colgaron.

El condenado a muerte Jean Genet

Sobre mi pescuezo sin armadura y sin odio, mi pescuezo
Que mi mano más ligera y grave que una viuda
Acaricia bajo mi collar, sin que tu corazón se conmueva,
Deja a tus dientes depositar su sonrisa de lobo.

Oh ven mi bello sol, oh ven mi noche de España,
Alcanza mis ojos que mañana habrán muerto.
Alcanza, abre mi puerta, entrégame tu mano,
Llévame lejos de aquí hasta alcanzar nuestro campo.

Pueden despertar el cielo, florecer las estrellas,
No las flores suspirar, ni de los prados la hierba negra
Acoger el rocío donde la mañana va a beber,
La campana puede sonar: sólo yo voy a morir.

¡Oh ven mi cielo rosa, oh mi canasta rubia!
Visita en esta noche a tu condenado a muerte.
Arráncate la carne, mata, trepa, muerde,
¡Pero ven! Deposita tu mejilla junto a mi redonda cabeza.

No hemos acabado aún de hablarnos de amor.
No hemos acabado aún de fumar nuestros Gitanes.
Podemos preguntarnos por qué las Cortes condenan
A un asesino tan bello que hace el día palidecer.

¡Amor ven a mi boca! ¡Amor abre tus puertas!
Atraviesa los pasillos, baja, camina ligero,
Vuela en las escaleras más ágil que un pastor,
Más propicio al aire que un vuelo de hojas muertas.

Oh atraviesa los muros; si hace falta camina en el borde
De los techos, de los océanos; cúbrete de luz,
Usa la amenaza, usa la plegaria,
Pero ven, oh mi fragata, una hora antes de mi muerte.

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