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BARJAC 2016, Bonne chance à Jean Claude Barens, Merci à Jofroi et Anne Marie et à tous les organisateurs

21 Octobre 2015 , Rédigé par christian-camerlynck.over-blog.com

Je souhaite bonne chance à Jean-Claude Barens. Il connaît la chanson et la défend, Depuis longtemps ici et ailleurs, et pourtant il n’est pas auteur compositeur interprète, mais un passionné.

Jofroi aussi a défendu la chanson avec Anne-Marie, ils étaient mandatés pour cela, ils furent des artisans méritants et doivent vivre des moments très difficiles, sans doute douloureux.

Le CA et la municipalité aussi défendent la chanson.

Je suis allé quelquefois à Barjac en été, en hiver. J'ai toujours été admiratif de cette commune, de la place de la culture, envieux de sa médiathèque. Cela n'est pas le fruit du hasard mais un choix politique. Un choix politique permanent qu'il faut soutenir quelles que soient les péripéties et accidents de parcours. Soutenir aussi dans leur chagrin Jofroi et Anne-Marie.

Pour être volontairement passé par des chemins similaires à Arras, je sais un peu ce que c'est que de consacrer du temps à la promotion et à la vie de la chanson et des artistes. Être soi-même un artisan du chant et programmer est très difficile, délicat, on se fait des inimitiés, pour ne pas dire des ennemis. Pour ma part, j'avais prévu le coup en disant que j'aiderais le festival créé par DI DOU DA pendant seulement cinq ans pour aider l'équipe à créer "Faites de la chanson", et j'ai tenu parole. J'étais salarié seulement pendant la durée du festival (quoiqu'il m'en coûta) et je ne me suis jamais programmé dans le festival... j'y ai chanté quatre chansons en cinq ans pour rendre hommage à des auteurs, Caussimon, Leprest, Anne Sylvestre, Ferré.

Et pourtant j'en ai rêvé de la scène du théâtre d'Arras, tout comme j'ai rêvé de chanter dans la cour du château de Barjac quand je voyais, en spectateur, un spectacle qui ne me plaisait pas ou un artiste programmé plusieurs fois. De même que je comprenais mal que l'on me dise « c'est un festival de paroles donc consacré à des auteurs »... Moi qui ne suis qu'un artisan chanteur, à qui certains auteurs prêtent leurs mots, leurs musiques. Je suis un humain, je suis jaloux... comme je suis jaloux du talent des auteurs que j'aime. Mais n'est-ce pas ça aussi le moteur de ma passion pour la chanson ?

Quelques mots encore pour dire la difficulté de programmation. À Arras j’aurais pu programmer trois artistes par soir pendant dix ans. Mais la programmation c’est ce qui est le plus facile. La difficulté c’est remplir la salle. Il faut une stratégie. On m’a souvent engueulé parce que je demandais à Véronique Pestel d’animer un stage, de chanter avec nous un « hommage » à Ferré sans la programmer sur la scène du théâtre. J’aime Véronique mais je ne voulais pas la faire venir dans un théâtre à moitié vide. Alors que faire ? En accord avec elle, évidemment, La rendre présente au festival jusqu’à ce qu’un public se l’apprivoise et un jour la programmer, ce qui fut fait. Et fonctionna.

« Le milieu chanson » car il y en a un, surtout à Barjac, n’est pas toujours conscient de l’ignorance du public de la chanson que nous aimons. (Exemple : hier soir, je disais à quelqu’un du métier qu’Isabelle Mayereau m’avait incité à écouter Cyril Mokaiesh, et la personne me demande Isabelle qui ?)

C’est aussi pour cela qu’en première partie nous programmions quelques amateurs. Ce que n’a jamais compris l’ADAMI et même certains de nos artistes invités. Et pourtant ces amateurs remplissaient 25% du théâtre et leurs familles découvraient des artistes alors inconnus d’eux. Programmer les artistes n’est pas si difficile, mais remplir les lieux chansons d’un public l’est beaucoup plus.

L’équipe de Barjac, Jofroi, Anne-Marie, les responsables de la commune ont réussi à le faire et à remplir. Les blessures une fois cicatrisées, la beauté du site, la volonté et le talent des différents acteurs et de son nouveau directeur artistique, les artistes et le public feront tout, j’en suis certain, pour que ce festival poursuive sa belle route. NOUS EN AVONS TOUS BESOIN. Et surtout LA CHANSON, les auteurs, les compositeurs et aussi les interprètes. Il serait temps que le « métier » reconnaisse ce qu’il doit aux interprètes.

A Jofroi et Anne-Marie je souhaite du courage et je veux témoigner de mon estime pour le travail accompli.

Christian Camerlynck

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