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christian-camerlynck.over-blog.com

Hommage à Hashem Shaabani exécuté à Téhéran - homenaje a un poeta ejecutado en Iran

Rédigé par christian-camerlynck.over-blog.com

Ils assassinent le poète et l'on se tait. Il le pende ainsi que d'autres et les attachant à une corde elle même fixée à la flèche d'une grue et lentement les corps se lèvent, et les martyrs meurent lentement en s'étouffant. Je sais c'est insupportable, mais il faut que nous le sachions. Ces dirigeants politiques meurent pour la plupart dans leur lit.

Au quai d'Orsay, à Matignon, dans la presse...SILENCE.

Se justifiera-t-on pour des raisons économiques? Pujadas et consort diront-ils que le temps est limité? Mais des chaines de radios de télés ont des heures de programme pour se moquer de leurs confrères, des politiques, Pour analyser la verticalité transcendantale de sportifs incultes qui n'ont pas pu terminer de colorier leurs livres conditionnés qu'ils sont à la compétition tout comme d'ailleurs les candidats à The Voice, la nouvelle star, et autres opium du même style, cette sous culture si chère à Manoukian pour qui la chanson engagée n'existe pas. Mais ce sont les artistes, les gens qui s'engagent pas les chansons. J'affirme que des journalistes qui ne parlent pas d'évènements comme celui-ci qui est un vrai scandale sont engagé et complice des ces atrocités. Tout comme sont complices les manifestants intégristes et réactionnaires qui nous enquiquinent sur le respect à la vie des mêmes pas embryons et non même pas Un mot une prière pour un poète assassiné.

Le silence est terriblement coupable.

En hommage à ce jeune poète, l'extrait du texte du Condamné à mort de Jean Genet qu'Hélène Martin mis en musique.

Le condamné à mort Jean Genet

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toit
s, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

et voici aussi la traduction en espagnol pour mes amis acteurs et comédiens Venezueliens avec qui nous avons créé un spectacle de ce Poème.

Tambien EL texto de Genet en español

El condenado a muerte Jean Genet

Sobre mi pescuezo sin armadura y sin odio, mi pescuezo
Que mi mano más ligera y grave que una viuda
Acaricia bajo mi collar, sin que tu corazón se conmueva,
Deja a tus dientes depositar su sonrisa de lobo.

Oh ven mi bello sol, oh ven mi noche de España,
Alcanza mis ojos que mañana habrán muerto.
Alcanza, abre mi puerta, entrégame tu mano,
Llévame lejos de aquí hasta alcanzar nuestro campo.

Pueden despertar el cielo, florecer las estrellas,
No las flores suspirar, ni de los prados la hierba negra
Acoger el rocío donde la mañana va a beber,
La campana puede sonar: sólo yo voy a morir.

¡Oh ven mi cielo rosa, oh mi canasta rubia!
Visita en esta noche a tu condenado a muerte.
Arráncate la carne, mata, trepa, muerde,
¡Pero ven! Deposita tu mejilla junto a mi redonda cabeza.

No hemos acabado aún de hablarnos de amor.
No hemos acabado aún de fumar nuestros Gitanes.
Podemos preguntarnos por qué las Cortes condenan
A un asesino tan bello que hace el día palidecer.

¡Amor ven a mi boca! ¡Amor abre tus puertas!
Atraviesa los pasillos, baja, camina ligero,
Vuela en las escaleras más ágil que un pastor,
Más propicio al aire que un vuelo de hojas muertas.

Oh atraviesa los muros; si hace falta camina en el borde
De los t
echos, de los océanos; cúbrete de luz,
Usa la amenaza, usa la plegaria,
Pero ven, oh mi fragata, una hora antes de mi muerte.

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